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Les loyers relativement stables en 2009 et 2010
Avec le blocage du marché locatif observé depuis l'automne 2008, les loyers ont quasiment stagné en 2009 (+0,1 %). En ce début d'année 2010, le marché confirme sa fragilité et la progression des loyers reste modérée (+0,6 %, à 12 euros le m2 en moyenne). C'est l'un des principaux constats de l'étude annuelle de l'observatoire CLAMEUR, publiée hier. Dans l'ensemble, cette faible progression des loyers concerne à peu près tous les types de logements, mais pas toutes les régions : le rythme de progression est en effet plus soutenu en Rhône-Alpes, (+1,1 %), en PACA (+1,2 %), en Île-de-France (+1,5 %, 17,4 euros le m2), en Languedoc-Roussillon (+2 %), en Bretagne (+2,3 %) et surtout en Auvergne (+4,1 %, à 9,2 euros le m2). L'Observatoire constate également un ralentissement des hausses de loyers en cas de relocation : + 2,8 % depuis le début de l'année 2010, contre +6 % en 2009 et +5,6 % en moyenne depuis 1998. Depuis le début de l'année, 35,4 % des relocations ont bénéficié de travaux de mise aux normes des logements, contre 23,2 % en 2008 et 27,6 % en moyenne depuis 1998.
La FBF édite un guide pédagogique et pratique pour mieux maîtriser son budget
Dans le cadre de son programme d'éducation financière, la Fédération bancaire française (FBF) vient de mettre en ligne sur son site fbf.fr un guide destiné à aider les familles à mieux maîtriser leur budget. Réalisé en partenariat avec des spécialistes de l'accompagnement social, il prend en compte la réalité quotidienne de tous ceux qui peinent à équilibrer leurs ressources et leurs dépenses. Hormis être un outil pour les acteurs sociaux, ce guide vient également épauler l'initiative prise par les banques pour généraliser la diffusion du microcrédit personnel accompagné.
Accompagnement des créateurs d'entreprise : liste des réseaux agréés publiée au JO
Les contribuables qui accordent une aide bénévole à des personnes inscrites comme demandeurs d'emploi ou titulaires du revenu de solidarité active ou titulaires de l'allocation adulte handicapée qui créent ou reprennent une entreprise peuvent actuellement bénéficier d'une réduction d'impôt sur le revenu (1 000 euros par personne accompagnée + 400 euros si l'aide est apportée à une personne handicapée). Ils doivent justifier, à cet effet, d'une expérience ou de compétences professionnelles les rendant apte à exercer cette fonction. Ils doivent en outre être agréés par un réseau d'appui à la création et au développement des entreprises ou par une maison de l'emploi. La liste de ces réseaux et les modalités d'agrément viennent d'être fixées par un arrêté publié ce matin au Journal officiel.
Les aides aux plus démunis décidées en 2009 exonérées d'impôt sur le revenu
L'administration fiscale rappelle dans une instruction (5F-11-10) que la prime de 500 euros versée par Pôle Emploi à certains salariés précaire privés involontairement d'emploi entre le 1er avril 2009 et le 31 mars 2010 et l'aide exceptionnelle de 200 euros versée sous la forme de chèques emploi-service universels (CESU) aux bénéficiaires de certaines prestations sociales (APA, AEH, complément de la PAJE) et à certains demandeurs d'emploi ayant des enfants à charge sont exonérées d'impôt sur le revenu. Cette exonération s'applique pour l'impôt sur le revenu de l'année 2009 et des années suivantes, étant précisé que ces primes et aides sont en principe versées ou utilisées en 2009 ou en 2010.
Acte de naissance de l'ACP, le nouveau gendarme de la banque et de l'assurance
Lors d'une conférence de presse, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a installé et présenté hier la nouvelle Autorité de contrôle prudentiel, née de la fusion de l'Autorité de contrôle des assurances et des mutuelles, de la Commission bancaire, du Comité des entreprises d'assurance et du Comité des établissements de crédit (CECEI). Cette "super-autorité" est "chargée de contrôler la solidité des banques et des sociétés d'assurances au bénéfice des consommateurs (déposants, épargnants et assurés) et de la stabilité financière et économique". Elle aura aussi vocation "à devenir un véritable gendarme de la commercialisation des produits des banques et des assurances". Le contrôle des pratiques de commercialisation des produits financiers sera assuré dans le cadre d'un pôle commune à l'ACP et à l'Autorité des marchés financiers (AMF), en coordination avec la DGCCRF. La ministre souhaite que l'ACP devienne un "modèle de régulation pour l'Europe".
